La France entre la ville et la mort À Romans, il est légitime de le dire : « Ça va mieux » !

Il ne s’agit pas là d’une formule démagogique déconnectée mais d’un constat basé sur la réalité des faits. Ces éléments factuels, détaillés dans le dossier de cette édition, contrastent considérablement avec les statistiques nationales. En effet, alors que le chômage est à son plus haut niveau, en France en 2016, à Romans ce sont les offres d’emploi qui ne trouvent pas preneur qui se multiplient. De la même manière, alors que Romans a su sortir des prêts toxiques tout en se désendettant, la dette publique du pays n’a cessé de progresser pour atteindre un niveau tristement historique. Aussi, alors que Romans jouit d’une attractivité croissante, notre nation est moquée à l’étranger et trop souvent méprisée de l’intérieur.

L’idée n’est pas d’arguer que l’on administre un pays comme l’on gère une ville, mais de souligner avec amertume que le gouvernement persiste et signe dans sa politique mortifère à l’égard des collectivités. Alors que le gouvernement devrait travailler en étroite collaboration avec elles, il les isole. Alors que le gouvernement devrait considérer les communes comme des start-up innovantes, il les regarde de haut depuis Paris. Alors que le gouvernement devrait s’inspirer de l’inventivité des certaines actions locales, il les noie sous des flots de démarches administratives contre-productives. Alors que le gouvernement devrait soutenir les maires qui sont les premiers investisseurs du pays, donc les premiers artisans de la France de demain, il s’obstine à entraver leurs démarches en coupant les vivres et en asséchant les dotations.

Nous aurions tant à gagner en adoptant des mesures locales novatrices pour des politiques publiques nationales. Malgré un contexte économique et budgétaire national morose, Romans a su faire preuve d’audace pour faire mentir la conjoncture. Après 30 mois aux commandes de la collectivité, le travail acharné de l’équipe municipale et des services de la ville porte ses fruits et les résultats sont plus qu’encourageants. Invest‘in Romans, Job’Up, mécénat, sécurité : autant d’opérations dont le gouvernement pourrait aisément s’inspirer pour attirer les investisseurs, mettre en relation les demandeurs d’emploi et les employeurs potentiels, favoriser la vitalité économique du pays et assurer un vivre ensemble apaisé. Lorsqu’on pense que chacune des 36 672 communes françaises invente chaque jour ce genre de mécanismes viables et imaginatifs, il est regrettable de constater que nos élites dirigeantes refusent de s’en inspirer.

Néanmoins, la cécité du pouvoir en place n’altère en rien la détermination qui nous anime et ne décourage aucunement les ambitions que nous portons pour notre ville.

Marie-Hélène THORAVAL

Maire de Romans

Posté dans général le 15 novembre 2016 | Commentaire (0)

Charité bien ordonnée, commence par soi-même

L’opposition n’a de cesse de critiquer l’action de la majorité municipale et le projet pour lequel nous avons été élus. Ce qui est un comble au regard de l’absence chronique de propositions constructives de leur part. Dernièrement ils se sont attaqués à un soi-disant manque de cohésion et d’unité au sein de notre équipe ; un comble encore une fois lorsqu’on se penche sur la cohésion de leur(s) groupe(s) de gauche. Dès l’origine, nous le savions que trop bien, le rapprochement électoraliste entre les socialistes, les communistes et les verts a inévitablement laissé de côté le partage d’idées communes au profit de l’accession au pouvoir. Le résultat est sans appel : mauvais calcul ! Mais aujourd’hui ces différences de point de vue, de convictions profondes à gauche percent au grand jour et ne sont pas faites pour rassurer les Romanais. Comment est-ce possible, par exemple, qu’une élue de l’opposition organise et fasse la large promotion de la venue d’une élue belgo-turque – Mahinur Özdemir –, exclue de son parti pour ne pas reconnaître le génocide Arménien, alors que les autres membres de sa « famille » politique, à Romans comme à Bourg de Péage, s’y opposent publiquement? Cette provocation idéologique est insupportable et nous la condamnons ; le sujet est trop grave ! D’autant plus dans notre ville où la communauté arménienne est nombreuse et constitue une richesse indéniable notamment par sa contribution à la notoriété de Romans au travers de ses réussites économiques et culturelles. Quelles que soient les aspirations ou les calculs, cet exemple montre, encore une fois, que les ambitions personnelles et les postures idéologiques ne peuvent cohabiter avec le bien commun. Aujourd’hui, nous en sommes convaincus, c’est bien l’hôpital qui se moque de la charité !

Posté dans général le 5 novembre 2016 | Commentaire (0)

L’opposition et l’art de jouer sur les maux…

Romanaises, Romanais, si vous pensiez que la tribune libre de votre magazine mensuel s’adressait à vous, c’était sans compter sur le groupe « socialistes-communistes-verts » qui confond celle-ci avec un réquisitoire périodique. Si vous pensiez que votre conseil municipal allait s’unir pour dénoncer d’une seule voix l’abject incendie de l’école Ninon Vallin, c’était sans compter sur le groupe « socialistes-communistes-verts » et ses récupérations politiques récurrentes et regrettables. Si vous pensiez encore pouvoir compter sur une opposition constructive, c’était sans compter sur le groupe « socialistes-communistes-verts » dont la seule et unique activité semble être de rédiger, chaque mois, un paragraphe lapidaire vide de sens et finalement assez peu pertinent. Accuser la majorité de mener une politique du « tout-sécuritaire » ? Il s’agit là de démagogie puisque la nouvelle Direction Prévention et Sécurité Publique, renforcée par des effectifs formés et assermentés, a une vocation avant tout préventive. Insinuer que l’augmentation du budget de la sécurité se fait au détriment de celui de l’éducation ? Il s’agit là d’un mensonge puisque pour 1€ placé dans la prévention et la sécurité, 3€ sont injectés dans l’éducation. Mettre en doute l’efficacité de la nouvelle politique de la Ville en matière de sécurité ? Il s’agit-là d’une contre-vérité puisqu’il est évident que celle-ci porte ses fruits via de nombreuses interventions (rue de l’Armillerie notamment) et élucidations d’enquêtes (exemple place du Champ-de-Mars). Pointer du doigt une politique purement répressive ? Il s’agit une nouvelle fois de politique politicienne de bas étage puisque notre équipe murit depuis 30 mois une vision globale où l’insertion, l’attractivité, la sécurité et la satisfaction de l’usager jouent pleinement leurs rôles, complémentaires et décisifs.

Chères Romanaises, chers Romanais, à défaut de pouvoir compter sur la minorité municipale pour nourrir le débat, je vous assure que vous pouvez compter sur la détermination de la majorité pour (re)faire de Romans une ville attractive, dans tous les sens du terme. Entièrement vôtre !

Posté dans général le 15 octobre 2016 | Commentaire (0)