Romans taille patron

Conformisme ? Habitude ? Confort ? Mimétisme ? Comment expliquer que l’on présente si souvent les domaines publics et privés comme antagonistes et absolument irréconciliables ? La question est d’autant plus légitime que ces deux sphères ont bien plus en commun qu’il n’y paraît. Évidemment, les objectifs des entreprises et ceux des collectivités sont bien différents, mais les méthodes pour les atteindre ne sont pas contradictoires. Concrètement, la différence de finn’implique pas l’incompatibilité des moyens… bien au contraire.

Depuis 2014, Romans Gagnant affiche une position décomplexée vis-à-vis de cette question et la majorité s’inspire largement du monde entrepreneurial pour gérer la collectivité. Le management en mode projet, le choix de l’investissement, la culture du résultat ou encore le protocole de performance social sont autant d’éléments qui démontrent que la culture d’entreprise peut aisément se transposer à l’échelle d’un établissement public… et améliorer la qualité de vie de ses agents comme de ses habitants.

Mêmes’il va sans dire qu’on ne dirige pas une entreprisecomme on administre une commune, il apparaît vital de s’inspirer du privé pour diversifier nos sources de financements, gagner en efficience, optimiser nos ressources et renouer avec l’attractivité.

A l’heure où les collectivités peinent à se remettre des baisses de dotations, Romans tire son épingle du jeu en affichant un taux d’imposition stable et en renouant avec un investissement en constante progression. Une démarche pro-active qui a fait ses preuves, reconnue par plusieurs prix et labels, et dont de nombreuses villes françaises et européennes s’inspirent aujourd’hui. En bref, Romans joue dans la cour des grands !

Posté dans général le 10 mai 2018 | Commentaire (0)

L’union fait la France

A Trèbes et Carcassonne, le 23 mars dernier, la folie terroriste a de nouveau touché la France en emportant quatre des siens. Ils étaient nos compatriotes et nos concitoyens. Ils étaient des pères, des fils et des frères. Ils étaient aussi et surtout innocents.

Cet attentat a coûté la vie à 4 personnes, en blessant 67 millions d’autres et leur rappelant douloureusement que la menace demeure. Nous avons toutes et tous ressenti cette amertume, cette douleur vive provenant d’une plaie qui peine à cicatriser.

L’incompréhension est de mise, la colère de rigueur, le chagrin inévitable, la stupéfaction inéluctable et la détresse immense. Cependant, aucune haine n’honorera la mémoire des victimes ni n’ennoblira le deuil. Seule l’unité fera office d’hommage.

En effet, le devoir de mémoire que nous nous attachons à entretenir au fil des années tente de tirer les leçons du passé et d’aborder les évènements présents, aussi atroces soient-ils, avec l’humilité du juste. Une humilité grave, une humilité douloureuse, une humilité amère, certes, mais une humilité noble et sage. Une humilitéintrépide et valeureuse, comme le furent ces martyrs tombés sous les assauts aveugles de la barbarie.

Cette humilité, débordante de mesure et de tact, est à la fois notre meilleure défense et notre arme la plus précieuse. Elle empêche l’émotion de noyer la raison tout en nous offrant la lucidité nécessaire pour ne pas céder à la facilité perverse de la haine. Car c’est bien là tout l’enjeu : rester digne au milieu du chaos, rester ouvert malgré la peur, rester tolérant en dépit de l’appréhension, rester indulgent, humain, compréhensif, bienveillant, aimable, honnête et généreux coûte que coûte. Rester Français en somme.

On ne le répètera jamais suffisamment : abandonner une ou plusieurs de ces valeurs revient à céder du terrain à l’abomination. On ne le répètera jamais suffisamment : flancher, faiblir, reculer, fléchir, ployer, mollir ou s’incliner n’est pas envisageable. On ne le répètera jamais suffisamment : notre division fait la force de nos ennemis. On ne le répètera jamais suffisamment : la haine n’a ni couleur de peau ni confession, elle n’a de forme que celle que lui donnent ses adeptes et autres fanatiques.

Gardons-nous donc d’affaiblir ce qui garantit notre force, ce socle fait de nos différences, de nos valeurs et de nos complémentarités. Méfions-nous du cynisme et rejetons en bloc toutes les discriminations quelles qu’en soient leurs formes. Revendiquons nos singularités, cultivons notre individualité, soyons fiers de ces détails qui nous rendent uniques et affirmons collectivement que l’union fait la France.

Posté dans général le 29 avril 2018 | Commentaire (0)

La revitalisation pas à pas

De la réunion publique de restitution des résultats d’une enquête sur la piétonisation de la place Maurice-Faure, un élément ressort : changer les habitudes n’est pas chose aisée et satisfaire tout le monde relève de l’exploit. En ce qui concerne la place Maurice-Faure, et plus globalement le centre historique romanais, l’état des lieux est équivoque : la Cité de Jacquemart n’échappe pas à la nouvelle norme des centres-villes en proie à la désertification. Cela étant, le réalisme nous pousse à admettre que cette situation tient davantage des changements de l’offre et de la demande commerciale, de la multiplication des grandes surfaces en périphérie et de l’explosion des ventes en ligne que des choix d’urbanisme des communes concernées. Véritable secret de Polichinelle, ce constat ne souffre d’aucune contestation et les Romanais partagent celui-ci avec une pointe d’amertume. Pour autant, la désertification de la place Maurice-Faure n’a pas commencé avec sa piétonisation, et sa résurrection n’est pas une condition sine qua non du retour de la circulation et du stationnement sur ses pavés. Méfions-nous donc d’un esprit de dénigrement systématique qui nierait les nombreux efforts qui ont porté leurs fruits (tranquillité publique, embellissement, végétalisation, animations, patrimoine…). Aux dires de certains, le centre historique serait condamné à sombrer à l’instar du Titanic, mais il est essentiel de rappeler que la vie du quartier est intimement liée à l’image que ses habitants renvoient, et qu’il est d’une impérieuse nécessité d’en être les ambassadeurs plutôt que les détracteurs. La place Maurice-Faure avait d’ailleurs une place de choix parmi les courageux combats menés par le Maire Henri Bertholet, comme en témoigne le choix du revêtement qui devait précéder une piétonisation. Il s’était finalement cantonné aux chantiers visionnaires de Marques Avenue et de la place Ernest-Gailly, dont les succès respectifs parlent d’eux-mêmes. Ainsi, nous allons continuer à conduire ensemble celui de la place Maurice-Faure pour qu’elle redevienne un sujet d’extase et non un sujet de tensions.

Posté dans général le 29 mars 2018 | Commentaire (0)