AVEC OU SANS BAIL

Posté dans général le 24 novembre 2010

 La décision du tribunal administratif de Grenoble d’annuler le bail emphytéotique de la gendarmerie nous donne l’occasion de redire, une fois de plus, notre totale désapprobation du mode de gestion de la ville, et de redire encore qu’il faut pour Romans une politique de rigueur et de restriction des frais de fonctionnement plutôt que de piocher dans les ressources patrimoniales au risque de leur épuisement.

Dans l’attente de la décision d’un jugement en appel et dans l’éventualité d’une confirmation de cette annulation, l’exécutif municipal doit mettre en œuvre, dés aujourd’hui, un vrai programme d’économies.

Des pistes sont évidentes :

  • Suppression des mairies annexes avec libération de locaux qui pourraient devenir source de revenus pour la ville.
  • Réduction drastique de l’effectif municipal et mise en valeur des compétences spécifiques en ne renouvelant qu’au minima les départs en retraite et en favorisant les départs par mutations, avec transfert d’actions vers des entreprises locales lorsque les effectifs ne permettront plus de les assurer (l’entretien des espaces verts par exemple)
  • Mise en veille des actions de coopération internationale.
  • Renonciation à une politique culturelle de prestige en renonçant à la création d’un poste de direction des programmations, en renonçant à certaines têtes d’affiches pour des spectacles qui ne peuvent être que très déficitaires. Restitution aux associations de bénévoles d’une programmation des spectacles dont les romanais n’ont jamais eu à se plaindre par le passé. Un signe fort de la volonté de la municipalité à faire des économies serait de minimiser grandement les frais engagés pour le carnaval.
  • Réduction du budget de la communication avec une diffusion seulement bimensuelle, voire trimestrielle, de la revue “Romans Mag”.
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Commentaires

Il est tout à fait vrai que les fonctionnaires de manière générale sont des poids pour notre société et qu’ils génèrent une masse salariale considérable. De plus, la plupart sont des feignants, payés à ne rien faire….La preuve? On peut axer une politique nationale sur le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux portant à la retraite avec des conséquences manifestes…

Je travaille désormais avec les nouveaux professeurs des écoles, non formés pour cause de suppression des IUFM et avec des effectifs par classe parfois pléthoriques. Certains ne s’en sortent pas? Tans pis! Tant pis pour eux et tant pis pour les gosses qui ont des difficultés. (Après tout il existe bien des boîtes privées…)On a supprimé plus de 100 000 postes dans l’Education Nationale et gagné quelques dizaines de millions en ne formant plus les futurs formateurs, tant mieux. Après tout, le savoir, la culture, les voyages à l’étranger, la rencontre de l’autre, cela ne sert à rien à une époque ou les émissions culturelles se multiplient notamment à la télévision. Une rencontre avec le néant culturel, monsieurs dames? Zapper sur la une par exemple.

Fermons donc cette magnifique fenêtre qu’est Romans International ou plutôt, charmant euphémisme, mettons là en veille. Après tout que des jeunes romanais, comme l’auteur de ces lignes, ait pu se rendre naguère à Zadar, Zlin mais également Straubing afin de rencontrer d’autres cultures mais également cimenter des relations privilégiées marquées hier encore sous le signe du sang et des larmes, à quoi cela sert il? On se le demande. Que j’ai pu rencontrer, Mladen, Adam ou Lutz, cela ne m’a bien entendu servi à rien…

D’ailleurs, quand j’entends le mot “culture”, je sors mon revolver…Cela ne vous penser à rien, cette petite citation.

Alors oui, je le reconnaîs, la culture est rarement rentable d’un point de vu comptable. Elle a un coût pécunier évident sur le budget d’une commune et n’a pas toujours d’impacts visibles et évidents. Et pourtant, elle constitue l’une des fiertés de notre ville, une porte ouverte sur l’extérieur, sur l’autre et sur nous mêmes qu’il faut sans cesse tenir ouverte, agrandir.

En ce qui concerne Romans Mag, la réduction de ses publications ainsi proposée me pose un problème d’information car ce n’est pas en me reportant à la page des faits divers dénommée Romans dans le Dauphiné Libéré que je peux me tenir au courant de certains faits concernant ma ville. En ce qui concerne l’Impartial..

Réduire le budget de la culture? Après tout avec la mise en place d’un réseau de caméras de surveillance, confié sans doute à une boîte de sécurité privée alors que la tranquillité publique doit être assuré par l’Etat, comme vous l’appelez de vos voeux, nous aurons peut être un jour tous nos quart d’heure de gloire (Et sans doute beaucoup plus) sur un petit écran.

#1 
Ecrit par Bruno le 24 novembre 2010 à 10:45:26

La culture est indispensable à toute démocratie..mais ce qui est insupportable avec les socialistes locaux , c’est qu’elle ne trouve son salut que dans la Maghreb, la Palestine, l’Arménie…
Ces fameux échanges peuvent se faire partout. Pourquoi, l’Afrique noire, les lapons, les amerindiens, j’en passe et des meilleurs ne les intéressent-ils pas?…probablement parce qu’ ils ne sont pas “electoralistes” …
Ce n’est pas en organisant le tour des remparts de TAROUDANT en vélo que l’on va régler les problèmes sociaux de nos jeunes…

Récemment, j’ai été scandalisé par la conférence à ROMANS INTERNATIONAL d’une personne de retour d’AUROVILLE. j’espère que ce séjour n’a pas été payé avec nos deniers. Si la philosophie de MERE était sans ambigüité à sa création, tout le monde sait aujourd’hui qu”AUROVILLE est devenue une secte truffée d’occidentaux qui exploitent les indiens.(Allez voir sur internet)Et bien à ROMANS on nous vend encore cette soupe malsaine.
ROMANS INTERNATIONAL sert surtout à certains romanais à se promener gratuitement. En retour, nous pouvons admirer les stands “amis” lors de la Biennale. C’est tout.
Pendant ce temps là, des associations qui oeuvrent pour lutter contre l’isolement, la misère, la solitude…tout près de chez nous se voient supprimer leur maigre subvention.
avec Romans international, les socialo-bobos ont inventé le “snobisme humanitaire”, certains même en vivent…
En gros, je veux bien aider mon prochain mais il faut que ce soit en avion, au soleil et avec des gens bien nourris…les bidons villes à la sortie des aéroports africains on passe notre route.
c’est pas fun…

#2 
Ecrit par CULTURE le 24 novembre 2010 à 12:12:49

En réponse à Bruno
on se demande comment se fait-il qu’avec toutes ses riches rencontres il soit aussi obtus…on peut ainsi apprécier l’intérêt de ses voyages financés sur le dos des citoyens.

#3 
Ecrit par brigitte le 26 novembre 2010 à 14:28:16

Merci Brigitte de votre intervention au débat. Cela a provoqué en moi une grave remise en cause…Non sans rire, votre dernière phrase est de la pure calomnie et cela prouve votre si cruel manque de biscuits concernant le sujet. A une prochaine.

#4 
Ecrit par Bruno le 26 novembre 2010 à 18:23:22

Comme tu le fais remarquer Bruno les biscuits sont de ton côté et le citoyen lambda peut aller se faire voir..
“Le roi s’amuse et le peuple a faim…”
Décembre pour un fonctionnaire de la ville, de la CCPR, du CG etc… , c’est le 13 ième mois, un sapin de noël dans une salle prêtée gratuitement et probablement un petit coup de pouce sur le salaire avec tous ces efforts fournis dans les rues blanches de la ville…en attendant la galette au bureau début janvier..
Ceux qui n’ont pas de “biscuits” et qui travaillent deux fois plus peuvent par contre penser à leur prochain tour de vis fiscal pour rembourser “les boulettes” en cours d’analyse au tribunal administratif.
“Cruel” comme tu dis Bruno…
Une suggestion Bruno , il y a encore des témoins du Goulag et des cubains qui ne demandent qu’a rencontrer des gens comme toi…ils auront plus de choses à te dire que Mladen,Adam et Lutz…Pourquoi tu ne leur offres pas un résidence à ROMANS pour partager tes biscuits…

#5 
Ecrit par Culture le 02 décembre 2010 à 14:24:39