CARNAVAL 2012

Posté dans général le 29 mars 2012

Les carnavals se suivent et, malheureusement, se ressemblent !

En nous référant à une vieille expression du XVIe siècle, “le jeu n’en vaut pas la chandelle”, nous nous posons la question de savoir si le coût financier de cette manifestation, emblématique de notre cité surendettée, se trouve justifié par le profit que peut en tirer la population. Nous ne reviendrons pas sur le coût réel du carnaval car nous en avons déjà longuement parlé lors des exercices précédents. Nous rappellerons juste qu’en considérant les coûts annexes induits par la manifestation mais non directement imputés, c’est probablement plus de 300.000 € qui, des poches des contribuables romanais, transitent par les mains de notre exécutif municipal pour finir en fumée sur le bucher carnavalesque. Quant aux retombées commerciales, si elles étaient aussi intéressantes que ça, les commerçants ne réclameraient pas que le carnaval soit organisé le dimanche, jour de leur fermeture, plutôt que le samedi !

Nous comprenons la volonté de notre équipe municipale de proposer un exutoire à une population affectée par la situation déplorable de sa ville afin qu’une fois l’an, chacun puisse se défouler en oubliant pendant quelques instants l’endettement, l’insécurité, la saleté des rues, l’état déplorable de la voirie et la lente agonie du centre historique. Mais le soulagement éphémère des misères quotidiennes justifie t’il que soit ainsi dilapidé un tel budget ?

Certes nous ne sommes pas opposés au principe de la fête qui est un facteur de convivialité et un moyen de contribuer à la cohésion sociale. Mais le résultat ne pourrait-il être atteint avec des manifestations plus raisonnables en termes de dépenses publiques ?

Les commentaires sont fermés

Article suivant : Une agonie orchestrée