Pragmatisme, objectivité et cohérence

Posté dans général le 3 septembre 2014

L’académicien Jean-François Revel disait « l’idéologie, c’est ce qui pense à votre place ». Cette formule lapidaire a le mérite de la clarté et doit nous interroger sur le rôle de l’idéologie dans l’exercice du pouvoir. Au niveau national, plusieurs lignes idéologiques cohabitaient au sein du gouvernement. Constatons aujourd’hui que celle qui a présidé à l’élaboration du programme de François Hollande n’était pas de nature à relancer notre pays durant une crise économique. Prisonnier de cette idéologie, le Président de la République aura mis près de deux ans et demi à rompre avec ses partisans, faisant du même coup une croix sur ses engagements de campagne. La clarification contrainte opérée par le chef de l’État à la fin du mois d’août constitue un véritable « aggiornamento ». L’idéologie sociale-libérale enfin assumée pourrait donner des résultats à moyen terme. D’autant plus si elle est complétée d’une méthode de prise de décision claire, qui ne laisse pas la place à des arrangements politiques entre frondeurs, partenaires politiques d’un jour, et électrons libres. Mais que de temps perdu !

A Romans, nous partageons ce même sentiment. Celui d’une minorité, prisonnière d’une idéologie, voire de plusieurs idéologiques passéistes qui n’ont pas permis à la Ville de prendre son envol. Aujourd’hui dans l’opposition elle ne prend toujours  pas en compte les évolutions majeures de notre temps. L’État socialiste prévoit une baisse des dotations substantielles qui contraindra notre budget communal. L’ancienne majorité laisse la Ville avec des pans entiers d’action communale où le désinvestissement est criant (voirie, bâtiments communaux, …) Pourtant, les anciens élus, de manière dogmatique, concentrent leur intérêt sur le devenir d’une épicerie sociale et solidaire ou de la maison de la nature et de l’environnement, des dossiers qui se situent à mille lieux des urgences que sont la réfection des voiries, et la relance de l’attractivité de notre ville.

Indépendante et libre, notre majorité est unie et surtout cohérente pour mettre en œuvre ses engagements de campagne. Loin de ces idéologies anciennes, nous sommes pragmatiques et objectifs dans l’analyse et nous lançons des actions que nous estimons les plus porteuses au regard du projet que nous ont fixé les Romanais. Nous avons restauré la confiance dans l’action municipale à travers des décisions claires. Nous rappelons à la règle ceux qui y contreviennent. Notre langage de vérité et nos actions sont appréciés et encouragés. Telle est notre vision, moderne et cohérente, loin des dogmes, des représentations caricaturales et des calculs politiciens. Romans change donc dans sa manière d’être administrée. Vous constaterez dans ce nouveau numéro de « Romans Mag » que les nouvelles priorités trouvent une traduction concrète avec la mise en place de l’ensemble des actions immédiates promises pendant la campagne.

Bonne rentrée, et bonne lecture.

Les commentaires sont fermés