Le couperet des prêts toxiques plane au-dessus des finances de la Ville

Posté dans au Conseil Municipal, général le 9 février 2015

Lors du débat d’orientation budgétaire, la majorité n’a cessé de rappelé l’irresponsabilité des dirigeants socialistes qui ont contracté des prêts toxiques auprès de la banque Dexia de 2003 à 2006. Cette situation nous a obligé à faire preuve de courage au moment de préparer le budget 2015. Le mois dernier, la décision de la Banque Nationale Suisse a mis en évidence la lourde responsabilité de plusieurs élus de l’opposition dans la situation financière de la ville (60 millions d’euros de dette). En effet, 55% de la dette de la ville de Romans fluctue au gré des cours de change de l’euro, du franc suisse, ou encore du yen et du dollar. Et lorsque la machine s’enraye, la charge d’intérêt que la ville doit verser peut doubler d’un jour à l’autre. C’est bien ce qui pourrait se produire cette année si la parité entre le Franc suisse et l’euro se stabilisait à un taux de 1 euro pour 1 franc suisse. à travers des choix court-termistes et politiciens en vue d’assurer leur réélection, les socialistes ont pris un risque inconsidéré qui obère pour près de 30 ans la capacité d’investissement de la commune. La Ville travaille toutefois avec ses équipes juridiques et financières pour défendre les intérêts des Romanais sur un dossier technique qui nécessite une vigilance de tous les instants pour préserver au mieux le denier public. Cette situation nous encourage encore davantage dans notre volonté de réformer et de mener un travail courageux de recentrage de l’action municipale sur ses missions essentielles. Avec toutefois le couperet de l’héritage socialiste au-dessus de la tête… qui pourrait lourdement pénaliser nos efforts.

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