Romans libéré !

Posté dans général le 8 mars 2016

Lors du dernier conseil municipal, j’ai présenté au nom de la majorité la délibération historique qui libère notre ville de sa bombe à retardement : les emprunts toxiques.

Contractés au cours des années 2000 par nos prédécesseurs socialistes, les taux de ces emprunts étaient indexés et soumis aux variations des taux de change de monnaies étrangères telles que le franc suisse, le dollar et le yen. Jamais, en tant que Maire, je n’aurai pensé devoir suivre l’évolution de ces devises sur les places financières internationales !

Ce fut le cas, mais aujourd’hui l’ensemble de la majorité porte la fierté d’avoir rangé au fourreau cette épée de Damoclès qui menaçait de faillite notre ville.

Effectivement, depuis le 11 février dernier, notre Ville peut désormais envisager l’avenir avec plus de sérénité et d’optimisme. Si notre situation financière reste contrainte au regard du stock de dette transmis par nos prédécesseurs - de 40% supérieur aux villes de la même strate - la singularité des négociations menées nous a permis de désendetter simultanément notre ville.

C’est la seconde année que nous désendettons la ville ce qui se traduit aujourd’hui par une diminution de la dette de 100 euros par habitant, soit 3 millions d’euros.

Ce résultat a été rendu possible par notre énergie, investie jusqu’au plus haut niveau de l’Etat,  pour créer des outils juridiques et financiers nous permettant de sortir la tête haute d’une situation au demeurant inextricable et incontrôlable. De l’intervention auprès du Ministère des Finances, à l’Assemblée nationale, en passant par les échanges avec la banque, toute notre année a été consacrée à défendre le dossier le plus déterminant pour l’avenir.

Notre action est remarquée au niveau national, le quotidien « Le Monde » du 3 février l’a mentionnée dans un article « Comment Romans-sur-Isère, victime des emprunts toxiques, a réussi à se désendetter » en soulignant le caractère exemplaire de cette transaction qui ouvre la voie aux communes subissant une situation similaire.

C’est une étape majeure qui vient d’être franchie ; et puisque, comme le disait Thuycidide : « L’épaisseur d’une muraille compte moins que la volonté de la franchir » je vous confirme, une fois encore, que l’ensemble des chantiers et des projets sont bel et bien engagés pour dynamiser notre ville afin d’améliorer son cadre de vie et de renforcer la sécurité de nos concitoyens.

Marie-Hélène THORAVAL

Maire de Romans

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