- Subvention aux associations : « le bon sens en action »

Posté dans général le 1 avril 2016

Lors du dernier conseil municipal, la majorité a proposé une nouvelle répartition des subventions aux associations. Si les journaux ont été inondés de revendications d’une dizaine d’associations qui voyaient leur subside diminuer, aucun observateur n’a souligné que plus d’une centaine d’entre elles conservaient la dotation de l’année précédente pour un montant total de 1,6 millions d’euros.


La majorité a pourtant fait preuve de « bon sens » : les associations qui ne respectaient pas leur engagement envers la ville ont vu leur subvention diminuer (Théâtre de la Courte Echelle), celles qui ont présenté un budget en déficit et une gouvernance instable ont vu leur subvention gelée (PSR, Maison de Quartier Coluche, MJC Robert Martin), celles qui n’exerçaient pas sur le territoire de la commune ont vu leur subvention être supprimées (SNRPG).

Quant aux structures d’insertion par l’activité économique, elles se verront affecter davantage de missions de la part des collectivités afin de soutenir l’emploi plutôt que les frais de structures de ces associations (Monnaie Service, Plateforme d’Insertion par l’Humanitaire, Archer). L’objectif est ici de créer de l’emploi sur le plan local pour ceux qui sont éloignés de l’emploi.

Enfin, parce que l’Etat demande aux collectivités de prendre part à l’effort de réduction du déficit public, la Ville a demandé un effort aux associations qui disposent d’une épargne supérieure à la subvention de la commune (Billard, Avenir). Soulignons que certaines associations avaient des réserves 6 à 10 fois supérieures au montant de la subvention municipal. La Ville doit-elle contribuer au développement de l’activité des associations ou aux comptes épargne ?

Aux donneurs de leçons des deux rives, rappelons que chaque association subventionnées par les municipalités romanaises et les péageoises (USRP, VSRP, EARP,…) reçoivent en moyenne 50% de plus d’un habitant romanais que d’un péageois. A la MJC Robert-Martin, la solidarité ne vient pas toujours de ceux que l’on croit puisque la Ville de Romans subvention à hauteur de 168 000 euros pour 500 adhérents romanais, soit 336 euros/ adhérent ; quand Bourg-de-Péage subventionne à hauteur de 4500 euros pour 100 adhérents péageois, soit 45 euros / habitant.

La majorité fait donc preuve de « bon sens » dans l’octroi des subventions, qui n’ont rien d’automatique, et qui doivent consacrer un modèle de gestion sain et des missions en accord avec les objectifs de la municipalité. Force est constater que la Ville de Romans demeure bien plus « généreuse » que ses voisins conformément à la vivacité historique de son tissu associatif.

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