Notre responsabilité collective

Posté dans général le 16 avril 2017

Notre pays, à l’instar du reste du monde, connaît depuis plusieurs décennies une mutation importante et de plus en plus rapide. Les changements économiques, sociaux, culturels, environnementaux que nous vivons, dans un tourbillon médiatique permanent, donnent le sentiment à la population de n’avoir plus prise sur le cours des événements.

Pourtant, nos concitoyens aspirent à autre chose et la volonté d’agir pour retrouver un élan et une unité n’est pas loin.

À l’échelle d’une collectivité locale, et en l’occurrence à celle de Romans-sur-Isère, cette incertitude existe aussi, en revanche les moyens d’y pallier sont à notre portée. Pour retrouver un sentiment d’appartenance, de fierté et une volonté commune d’avancer dans le même sens, nous devons d’abord nous attacher à reconstruire le bien commun. Parce que le « droit de chacun de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » est intégré dans notre Constitution depuis 2005 et que les politiques publiques doivent promouvoir ce développement durable, il nous appartient, tant individuellement que collectivement de tout mettre en œuvre pour préserver ce bien commun synonyme de responsabilité envers les générations futures.

Au-delà des effets de mode, la prise en compte du long terme dans nos choix d’aujourd’hui, dans nos modes de vie, de production et de consommation, relève de la responsabilité de tous.

À cet effet, la Ville a initié une démarche de valorisation du cadre de vie, via un plan d’actions pour aménager et embellir nos parcs, squares, massifs, ronds-points… Avec la volonté de mettre en œuvre des pratiques respectueuses de l’environnement comme l’abandon des pesticides par exemple.

La notion de propreté étant indissociable de ce travail d’embellissement, la municipalité s’est aussi attachée à optimiser l’organisation du service de la propreté urbaine depuis un an. L’implication de ses agents dans le désherbage des trottoirs et le nettoyage de la ville contribue de façon importante à la qualité du cadre de vie et des espaces verts.

Si la propreté urbaine relève des services municipaux, elle doit aussi être accompagnée d’une prise de conscience collective et d’un comportement responsable de la part de chacun d’entre nous.

Il faut savoir que la somme des incivilités commises dans notre ville (dépôts d’ordures dans les rues, tags, déjections canines…) représente un surcoût important pour la collectivité : près de 90 000 € par an. Ces dépenses pourraient facilement être évitées et consacrées à des investissements à plus grande valeur ajoutée pour notre cadre de vie.

Il n’y a pas de progrès collectif sans attention individuelle.

Marie-Hélène THORAVAL

Maire de Romans-sur-Isère

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