La revitalisation pas à pas

Posté dans général le 29 mars 2018

De la réunion publique de restitution des résultats d’une enquête sur la piétonisation de la place Maurice-Faure, un élément ressort : changer les habitudes n’est pas chose aisée et satisfaire tout le monde relève de l’exploit. En ce qui concerne la place Maurice-Faure, et plus globalement le centre historique romanais, l’état des lieux est équivoque : la Cité de Jacquemart n’échappe pas à la nouvelle norme des centres-villes en proie à la désertification. Cela étant, le réalisme nous pousse à admettre que cette situation tient davantage des changements de l’offre et de la demande commerciale, de la multiplication des grandes surfaces en périphérie et de l’explosion des ventes en ligne que des choix d’urbanisme des communes concernées. Véritable secret de Polichinelle, ce constat ne souffre d’aucune contestation et les Romanais partagent celui-ci avec une pointe d’amertume. Pour autant, la désertification de la place Maurice-Faure n’a pas commencé avec sa piétonisation, et sa résurrection n’est pas une condition sine qua non du retour de la circulation et du stationnement sur ses pavés. Méfions-nous donc d’un esprit de dénigrement systématique qui nierait les nombreux efforts qui ont porté leurs fruits (tranquillité publique, embellissement, végétalisation, animations, patrimoine…). Aux dires de certains, le centre historique serait condamné à sombrer à l’instar du Titanic, mais il est essentiel de rappeler que la vie du quartier est intimement liée à l’image que ses habitants renvoient, et qu’il est d’une impérieuse nécessité d’en être les ambassadeurs plutôt que les détracteurs. La place Maurice-Faure avait d’ailleurs une place de choix parmi les courageux combats menés par le Maire Henri Bertholet, comme en témoigne le choix du revêtement qui devait précéder une piétonisation. Il s’était finalement cantonné aux chantiers visionnaires de Marques Avenue et de la place Ernest-Gailly, dont les succès respectifs parlent d’eux-mêmes. Ainsi, nous allons continuer à conduire ensemble celui de la place Maurice-Faure pour qu’elle redevienne un sujet d’extase et non un sujet de tensions.

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