L’union fait la France

Posté dans général le 29 avril 2018

A Trèbes et Carcassonne, le 23 mars dernier, la folie terroriste a de nouveau touché la France en emportant quatre des siens. Ils étaient nos compatriotes et nos concitoyens. Ils étaient des pères, des fils et des frères. Ils étaient aussi et surtout innocents.

Cet attentat a coûté la vie à 4 personnes, en blessant 67 millions d’autres et leur rappelant douloureusement que la menace demeure. Nous avons toutes et tous ressenti cette amertume, cette douleur vive provenant d’une plaie qui peine à cicatriser.

L’incompréhension est de mise, la colère de rigueur, le chagrin inévitable, la stupéfaction inéluctable et la détresse immense. Cependant, aucune haine n’honorera la mémoire des victimes ni n’ennoblira le deuil. Seule l’unité fera office d’hommage.

En effet, le devoir de mémoire que nous nous attachons à entretenir au fil des années tente de tirer les leçons du passé et d’aborder les évènements présents, aussi atroces soient-ils, avec l’humilité du juste. Une humilité grave, une humilité douloureuse, une humilité amère, certes, mais une humilité noble et sage. Une humilitéintrépide et valeureuse, comme le furent ces martyrs tombés sous les assauts aveugles de la barbarie.

Cette humilité, débordante de mesure et de tact, est à la fois notre meilleure défense et notre arme la plus précieuse. Elle empêche l’émotion de noyer la raison tout en nous offrant la lucidité nécessaire pour ne pas céder à la facilité perverse de la haine. Car c’est bien là tout l’enjeu : rester digne au milieu du chaos, rester ouvert malgré la peur, rester tolérant en dépit de l’appréhension, rester indulgent, humain, compréhensif, bienveillant, aimable, honnête et généreux coûte que coûte. Rester Français en somme.

On ne le répètera jamais suffisamment : abandonner une ou plusieurs de ces valeurs revient à céder du terrain à l’abomination. On ne le répètera jamais suffisamment : flancher, faiblir, reculer, fléchir, ployer, mollir ou s’incliner n’est pas envisageable. On ne le répètera jamais suffisamment : notre division fait la force de nos ennemis. On ne le répètera jamais suffisamment : la haine n’a ni couleur de peau ni confession, elle n’a de forme que celle que lui donnent ses adeptes et autres fanatiques.

Gardons-nous donc d’affaiblir ce qui garantit notre force, ce socle fait de nos différences, de nos valeurs et de nos complémentarités. Méfions-nous du cynisme et rejetons en bloc toutes les discriminations quelles qu’en soient leurs formes. Revendiquons nos singularités, cultivons notre individualité, soyons fiers de ces détails qui nous rendent uniques et affirmons collectivement que l’union fait la France.

Ajouter un commentaire

Vous devez être identifié pour poster un commentaire.

Article suivant : Romans taille patron
Article précédent : La revitalisation pas à pas