Un courrier daté du 27 mai dernier adressé aux directrices et directeurs des établissements scolaires de Romans les informent que « la ville ne prendra plus en charge l’achat de dictionnaires pour les enfants qui entrent en classe de 6° »
Les motifs exposés sont les suivants, je cite :
« Le constat que pour parfaire leur connaissance les élèves utilisent les nouvelles technologies mises à leur disposition et qu’ainsi le dictionnaire n’a plus la même utilité. »
« Cette suppression est également liée aux mesures de restriction budgétaires que nous devons mettre en œuvre. ».
Ces motifs sont purement et simplement scandaleux, et ce pour plusieurs raisons :
Pédagogiquement :
1/Le dictionnaire est un outil pédagogique de base. Il est aussi essentiel dans l’apprentissage qu’il l’est dans le développement des connaissances et ce tout au long de la vie. Au delà de ces arguments, le dictionnaire remis à l’occasion du passage en 6° est un symbole
2/ Les nouvelles technologies ne le remplacent aucunement mais viennent le compléter
3/ Le dictionnaire est outil pédagogique qui se partage en famille bien souvent
4/ Tous les foyers ne sont pas équipés des outils relevant des nouvelles technologies et les enfants dont les familles sont les moins aisées seront une fois de plus défavorisés
Le motif budgétaire :
Le cout de cette action est dérisoire au regard des budgets alloués à certaine manifestation :
Le cout de l’opération pour les enfants représente moins de 7000€. Comment ne pas réagir lorsque l’on sait que la majorité municipale a décidé de consacré plus de 190 000€ à la coopération internationale hier, ou que près de 20 000€ sont versés sous forme de subvention aux syndicats, et j’en passe….
Le motif budgétaire n’est pas recevable, les arbitrages de la Mairie se font au détriment de l’éducation des enfants. Certes, cette action n’est pas obligatoire mais elle avait le mérite de s’adresser à tous les enfants sans aucune discrimination.
Pour ma part j’estime cette mesure scandaleuse et souhaite que Mr le Maire revienne sur cette décision.
Marie-Hélène THORAVAL
Les beaux discours de la majorité sont aussi prolifiques que les actes de dégradation de notre ville. On ne compte plus les vitrines de magasin caillassées, les horodateurs pillés et les bâtiments publics détériorés. Les Romanais apprécieront l’état de la façade du Lycée Triboulet rénové récemment pour un budget de plus de 7.9 Millions d’euros. L’entrée de la salle des Cordeliers n’a pas échappé à ce désastre. Elle est constellée d’impacts, c’est une véritable désolation. Que ce soit en journée ou en soirée, la tranquillité des Romanais n’est pas épargnée. Ils ne sont jamais sûrs de retrouver leur voiture le lendemain. Des trafics en tous genres sont opérés sans complexe. Les commerçants de la basse ville ne trouvent plus d’assureurs pour couvrir les bris répétitifs de leurs vitrines ! Ils quittent les uns après les autres un quartier qui ne tardera pas à devenir un véritable désert commercial. Â
Notre ville est dans un état de délabrement évident. La majorité municipale s’achète une bonne conscience en investissant dans des études sur le sujet. Mais que peuvent donc nous apprendre ces études que nous ne puissions constater de visu chaque jour ? Ce n’est plus dans les études qu’il faut investir, mais dans les solutions ! La vidéo protection est repoussée, le renforcement de la police municipale est un sujet qui fâche. L’amplitude horaire de leur service est trop restreinte et leurs équipements insuffisants. Faut-il attendre quelque grand malheur pour que des mesures soient prises ? Les gaspillages vont toujours bon train et les choix qui sont faits visent plus à satisfaire les caprices politiques d’une majorité aussi plurielle que divisée qu’à assumer ses vrais devoirs d’élus. Nos impôts vont encore augmenter cette année et nos concitoyens sont en droit d’attendre des mesures efficaces à la hauteur de la situation.
Ce 24 avril 2010, nous avons commémoré le 95° anniversaire du génocide arménien perpétré par le parti au pouvoir à cette époque connue sous le nom de «jeunes turcs». L’objectif de ses derniers était basé sur l’idéologie du Panturquisme dont le but prônait l’union de tous les peuples de langue turque ou assimilée de la mer Egée aux confins de la l’Asie. Le seul obstacle était le peuple Arménien et c’est un véritable massacre qui a été orchestré. Aujourd’hui l’Arménie a un territoire réduit et enclavé. Les relations avec la Turquie sont extrêmement tendues. L’annonce en octobre dernier d’une convention sur l’ouverture des frontières et une régularisation des relations n’a pas donné les effets escomptés. D’une part la Turquie refuse le terme de génocide et parallèlement elle pose des conditions dans la résolution du conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans le conflit du Nagorny Karabakh. La reconnaissance du génocide est une condition, une « monnaie d’échange » dans les relations internationales. Force est de constater que les grandes puissances en jouent et ce n’est pas acceptable.
Pire est le négationnisme, car c’est une insulte au peuple Arménien.
Malgré tout une lueur d’espoir est permise. Ce 24 avril 2010, un collectif d’associations turques a appelé à un rassemblement pour rendre hommage aux victimes de 1915. On peut espérer que les choses aboutissent et force est de constater que cette évolution se fera par la société civile défiant ainsi le négationnisme de l’Etat.
Marie-Hélène THORAVAL
*Permanence de nos élus à la Mairie de Romans Centre
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