Marie-Hélène Thoraval
Député de la Drôme
Conseillère municipale de Romans-sur-Isère
Membre du Groupe d’études « Fruits et légumes » de l’Assemblée nationale
Suite au problème de la bactérie Escherichia coli, le Ministre de l’Agriculture, s’est employé à rassurer les consommateurs de fruits et légumes. Dans le même temps, le Maire de Romans-sur-Isère a décidé de retirer les concombres, tomates et salades des cantines de la ville. Cette décision a fait bondir Marie-Hélène Thoraval.
A travers cette décision, M. Bertholet alimente la suspicion sur les produits français pour lesquels aucun élément scientifique n’a permis de prouver qu’ils pouvaient être nocifs pour la santé, et sur les producteurs qui respectent strictement les normes d’hygiène et d’utilisation des phytosanitaires.
Quand on attendrait des décideurs publics un soutien pour les maraîchers en période de crise, il est dommageable que certains cèdent à la panique.
Rappelant que la Drôme est le premier département bio de France et que le département compte 35 000 agriculteurs, Marie-Hélène Thoraval estime que les responsables politiques doivent faire preuve de solidarité avec le monde agricole tant qu’aucun élément ne remet en cause la production des légumes français, ce qui est le cas aujourd’hui.
Membre du groupe « Fruits et légumes » à l’Assemblée nationale et ardente défenseur des agriculteurs, Marie-Hélène Thoraval demande le retour des concombres, salades et tomates dans les cantines de la ville de Romans-sur-Isère.
En proie à d’énormes pertes, les maraîchers n’ont d’autre choix que d’appeler à une solidarité européenne par l’intermédiaire du ministre de l’Agriculture. Celui-ci a déjà négocié auprès des autorités européennes le versement d’une aide de 150 millions euros et demande à la Commission européenne un effort supplémentaire pour compenser les pertes à l’euro près.
La député de la Drôme sera présente lors de la prochaine réunion du groupe « Fruits et légumes » de l’Assemblée nationale, le mardi 21 juin prochain, au cours de laquelle, le Président du groupe, M. Remiller, député-maire de Vienne, demandera qu’une campagne d’information et de communication en faveur des légumes français soit menée rapidement pour relancer les ventes.
Alors que notre ville est actuellement confrontée à une insécurité grandissante, l’équipe municipale en place ne souhaite toujours pas la mise en place de caméras de vidéo-protection. Pourtant, la vidéo-protection apparaît comme une solution particulièrement utile pour lutter contre la petite délinquance qui mine le moral des Romanais et des Romanaises. Ce système de protection améliorerait notre qualité de vie.
La vidéo-protection est un véritable outil d’aide pour les équipes de police car elle permet d’améliorer l’efficacité des services de police aussi bien avant, pendant et après l’acte délinquant. En effet, elle permet de dissuader d’éventuels individus de commettre des actes de délinquance, de signaler des comportements suspects et d’améliorer les taux d’élucidation suite à des dépôts de plainte. La vidéo-protection renforcerait également la capacité d’action des secours lors d’accidents qui se produisent sur la voie publique.
Ce système a déjà fait ses preuves dans des centaines de villes de France et a même été choisi par des maires socialistes comme à Dijon. Le Maire de cette ville, François Rebsamen, également responsable du Parti socialiste en charge de la sécurité, a récemment déclaré : « les caméras de vidéo-protection peuvent être utiles dans certains endroits, il ne faut pas s’en priver ». Convaincu par l’utilité de la vidéo-protection et à l’écoute de ses administrés, M. Rebsamen n’a pas hésité à équiper son centre-ville de plus de 30 caméras.
Bien sûr, la vidéo-protection ne remplacera pas l’ensemble des politiques menées pour améliorer la sécurité et la cohésion sociale dans notre ville, mais sa mise en place à proximité des principaux lieux de désordre réglerait bien des problèmes.
Pour lutter véritablement contre cette délinquance, il est temps de prendre des décisions en délaissant les postures idéologiques et d’adopter une solution indispensable qui permettra de réduire les comportements délinquants.
Interview de Noël CHENEVIER par l’Impartial (Propos recueillis par Denis RAVANELLO)
FINANCES DE LA VILLE DE ROMANS : Noël CHENEVIER : « Parlons vrai ».
Les finances de la ville font toujours débat et continuent à alimenter la vie politique et citoyenne de Romans. Nous avons rencontré, un citoyen romanais, également élu de l’opposition municipale. Il nous a confié son analyse et ses critiques.
Vous semblez très critique envers l’état des finances de la ville ?
« La situation financière est difficile. Sur les trois dernières années, le remboursement du capital des emprunts a été permis par des cessions de biens divers. Les décisions nécessaires au redressement ne sont pas prises par la majorité actuelle. Des économies peuvent être réalisées rapidement, quelques exemples : division par deux des subventions Romans Scènes, carnaval, Romans International, suppression de celles des syndicats… La majorité municipale souligne avec force que nous faisons de la sinistrose alors que notre analyse est basée sur des chiffres indiscutables ».
Votre argument manque de précision, pouvez-vous nous apporter des exemples concernant votre analyse ?
« Je vais me limiter à trois exemples :
- Le désendettement de la ville de 12 % sur la période 2008/2010 est exact, mais il est impératif de préciser que celui-ci est une préconisation de la chambre régionale des comptes et que sur cette période, les investissements en direct de la ville ont été faibles. Par contre des biens divers ont été cédés à hauteur de 8 à 10 millions d’euros. Le désendettement aurait dû être plus important.
- Concernant les emprunts «toxiques» et autres, il nous est annoncé que les mesures prises le sont dans le sens de la limitation du coût et risque. A l’analyse, il ressort que certaines positions prises entraînent et vont entraîner un coût supérieur aux contrats initiaux ainsi qu’un risque supplémentaire (durée et montant).
- La cession au 01/01/2011 de la gestion de la Petite Enfance à la Communauté d’Agglomération va entraîner, suivant la majorité municipale, un besoin supplémentaire de subventions d’environ 1 million d’euros en faveur du CCAS. Pour faire face au différentiel charges/recettes pour 2011, compte tenu des cessions mobilières et immobilières liées à la petite enfance, le CCAS va percevoir sur 2011 environ 2,2 millions d’euros et va rembourser les emprunts attenants (conseil d’administration du CCAS du 04/11/2011) à hauteur de 1,3 million d’euros soit un solde supplémentaire sur 2011 de 1 million d’euros?».
Ceci est votre point de vue, pouvez-vous nous faire part de votre conclusion ?
« Il serait souhaitable de « parler vrai », ce qui permettrait à chaque romanais et chaque romanaise d’avoir une situation précise des finances de la ville. La situation est telle qu’elle est. Il faut l’assumer et prendre les dispositions pour la redresser. On ne peut continuer à céder du patrimoine pour faire face au remboursement du capital des emprunts sous risque de réveil douloureux. La cession du patrimoine doit servir exclusivement à des investissements ciblés et au désendettement. Il faut enfin adosser les charges aux recettes, après déduction de l’annuité de capital des emprunts et hors cession patrimoine et non pas adosser les recettes aux charges.
parlons-vrai2