Interview de Noël CHENEVIER par l’Impartial (Propos recueillis par Denis RAVANELLO)
FINANCES DE LA VILLE DE ROMANS : Noël CHENEVIER : « Parlons vrai ».
Les finances de la ville font toujours débat et continuent à alimenter la vie politique et citoyenne de Romans. Nous avons rencontré, un citoyen romanais, également élu de l’opposition municipale. Il nous a confié son analyse et ses critiques.
Vous semblez très critique envers l’état des finances de la ville ?
« La situation financière est difficile. Sur les trois dernières années, le remboursement du capital des emprunts a été permis par des cessions de biens divers. Les décisions nécessaires au redressement ne sont pas prises par la majorité actuelle. Des économies peuvent être réalisées rapidement, quelques exemples : division par deux des subventions Romans Scènes, carnaval, Romans International, suppression de celles des syndicats… La majorité municipale souligne avec force que nous faisons de la sinistrose alors que notre analyse est basée sur des chiffres indiscutables ».
Votre argument manque de précision, pouvez-vous nous apporter des exemples concernant votre analyse ?
« Je vais me limiter à trois exemples :
- Le désendettement de la ville de 12 % sur la période 2008/2010 est exact, mais il est impératif de préciser que celui-ci est une préconisation de la chambre régionale des comptes et que sur cette période, les investissements en direct de la ville ont été faibles. Par contre des biens divers ont été cédés à hauteur de 8 à 10 millions d’euros. Le désendettement aurait dû être plus important.
- Concernant les emprunts «toxiques» et autres, il nous est annoncé que les mesures prises le sont dans le sens de la limitation du coût et risque. A l’analyse, il ressort que certaines positions prises entraînent et vont entraîner un coût supérieur aux contrats initiaux ainsi qu’un risque supplémentaire (durée et montant).
- La cession au 01/01/2011 de la gestion de la Petite Enfance à la Communauté d’Agglomération va entraîner, suivant la majorité municipale, un besoin supplémentaire de subventions d’environ 1 million d’euros en faveur du CCAS. Pour faire face au différentiel charges/recettes pour 2011, compte tenu des cessions mobilières et immobilières liées à la petite enfance, le CCAS va percevoir sur 2011 environ 2,2 millions d’euros et va rembourser les emprunts attenants (conseil d’administration du CCAS du 04/11/2011) à hauteur de 1,3 million d’euros soit un solde supplémentaire sur 2011 de 1 million d’euros?».
Ceci est votre point de vue, pouvez-vous nous faire part de votre conclusion ?
« Il serait souhaitable de « parler vrai », ce qui permettrait à chaque romanais et chaque romanaise d’avoir une situation précise des finances de la ville. La situation est telle qu’elle est. Il faut l’assumer et prendre les dispositions pour la redresser. On ne peut continuer à céder du patrimoine pour faire face au remboursement du capital des emprunts sous risque de réveil douloureux. La cession du patrimoine doit servir exclusivement à des investissements ciblés et au désendettement. Il faut enfin adosser les charges aux recettes, après déduction de l’annuité de capital des emprunts et hors cession patrimoine et non pas adosser les recettes aux charges.
parlons-vrai2
Un commentaire rédigé par un de nos lecteur nous semble mériter d’être placé comme article. Si Romans Nouvel Elan n’en est pas l’auteur, il n’en approuve pas moins l’esprit !
Après Brozille, la mairie prive la société des concerts de diffusion après 60 ans d’activités à ROMANS. Michel Vagnoux a donc démissionné. Cette association n’était pas déficitaire. Les seules associations restantes et donnants des spectacles sont l’Harmonie de Jacquemart et Empi et Riaume. Elles ne seront pas inquiétées, vu leur profil. Heureusement que nous avons encore quelques organisateurs privés locaux.
Pour la mairie, la culture est un outil de pouvoir qui ne doit pas souffrir…de contre-pouvoir. Elle a donc crée une régie pour tout régenter sous la baguette magique d’EMILIE JUNGO
Pour preuve, les doléances de LEUR carnaval retenus encore cette année dans une mascarade démocratique: le cerveau de sarko, et le doigt pointé sur les romanais qui n’ont pas voulu déneiger leur trottoir. AUCUN grief contre la mairie.
Un carnaval qui soit dit en passant a été réduit d’une heure, de son procès en grande pompes et qui durera en tout et pour tout un peu plus de trois heures.
Les romanais y dépenserait en moyenne 100 euros ( source mairie dans ROMANS MAG de janvier)
LE CENTRALISME DEMOCRATIQUE cher à leur ancienne idole Georges MARCHAIS est plus que jamais de retour sur la scène des Cordeliers. La programmation est à peine ciblée. Que des artistes engagés à gauche.
Heureusement que certains lieux restent ouverts à une culture axée sur la qualité sans arrières pensées politiques comme à Hauterives , ST Donat ou encore Chateuneuf d’Isère…
Au programme de la réunion du conseil municipal de lundi soir, il y avait le débat d’orientation budgétaire. Le grand argentier de notre ville nous a présenté son brillant redressement d’une situation laissée désastreuse par son prédécesseur.
Bien sûr ont été évoquées les différentes causes d’insuffisance de ressources pour notre ville telles des subventions d’état inférieures à celles que touchent les autres villes de la même strate, les municipalités précédentes n’ayant pas su faire valoir leurs droits en temps voulu ; et surtout, cause majeure rappelée quasiment à chaque réunion du conseil, le désengagement de l’état avec la réduction des subventions qui en découlent.
Mais le talent de nos experts en finances publiques leur permet de faire les rassurantes annonces suivantes :
-           Pas d’augmentation d’impôts en 2011.
-Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â La dette diminue.
-           Pas de restriction sur le budget accordé aux associations.
-Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Pas besoin de rationalisation des effectifs municipaux.
-           Pas besoin de politique d’austérité.
Et même que les 5 millions d’euro du bail emphytéotique de la gendarmerie sont provisionnés pour le cas ou la ville devrait les restituer si ce bail devait être cassé par confirmation en appel de la décision du tribunal administratif.
L’opposition municipale se pose la question suivante : pourquoi la ville s’est-elle privée des quelques 383.000 euro qu’apportait annuellement le loyer de la gendarmerie si elle peut si bien se passer de l’apport des 5 millions du bail emphytéotique qui nous les fait perdre ?
A ceux qui se satisfont du discours de nos financiers municipaux et qui pensent pouvoir dormir en toute confiance sur leurs deux oreilles, nous prédisons un réveil sans doute douloureux !